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Nouvelles


27 novembre 2007

Les leaders de l'industrie en panne d'inspiration devant les réseaux sociaux

Les gestionnaires de l'industrie reconnaissent l'importance des réseaux sociaux, mais ne savent pas comment en tirer profit, dévoile une étude parue aujourd'hui.

Le rapport a été réalisé par Pollara Strategic Insights pour Com.Motion, un site créé par Veritas Communications pour guider les professionnels de la publicité dans les réseaux sociaux. Les résultats sont disponibles sur ce site.

"Nous avons été surpris de constater que, alors que beaucoup de gestionnaires ont conscience de l'importance de l'outil que représentent les réseaux sociaux, la plupart ne sont pas réellement capables de le maîtriser", explique Robert Hutton, vice-président exécutif de Pollara.

Selon les résultats de l'enquête, réalisée auprès de 444 entreprises et chefs de file de l'industrie, près de la moitié d'entre eux pensent que les réseaux sociaux représentent un support plus important que la télévision, la radio, les journaux et les magazines.

Pourtant, un tiers des gestionnaires seniors se disent moins familiarisés avec les réseaux sociaux que ne le sont leurs clients, et 28% refusent tout simplement d'investir dans ce secteur.

"Beaucoup de leaders de l'industrie se trompent de cible lorsqu'ils utilisent ces outils, dit Robert Hutton. Ils ne comprennent pas qu'ils ont affaire à des consommateurs qui communiquent entre eux."

L'exemple de la dernière campagne Molson illustre, selon le spécialiste, cette incompréhension. Le brasseur a dû mettre fin à une opération lancée sur Facebook en fin de semaine dernière. L'initiative, qui invitait les jeunes à mettre en ligne leurs photos et vidéos de party, s'était révélée problématique pour l'image de la marque.

"Ils ont fait une mauvaise utilisation du média. Ils n'ont pas assez bien analysé leur cible et ont perdu de vue leur message. Une entreprise de cette taille devrait avoir pris le temps de s'assurer de la viabilité d'une telle opération avant de la donner en pâture aux médias."

Par Aurore Lehmann, Infopresse